Tuesday, January 09, 2007
Monday, December 04, 2006
Wednesday, September 13, 2006
Wednesday, June 28, 2006
"Je t'aime, peut être un peu trop..."

J'aime la juxtaposition de nos deux corps, nos semences perverses qui se mélent et s'entremèlent.
Je bois goulumment et savoure chacunes de tes gouttes de sueur qui perlent sur ton front, elles me rappellent les larmes de bonheur que j'ai versé la première fois que ton corps est rentré en fusion avec le mien.
-Ô vicieuse jouissance ! ne m'abandonne pas ...
ANDRE est un magasin pervers pour se chausser. Il est la reproduction même de l'acte sexuel.
Je plongeait mon pied dans cette jolie balerine qui lui donnait un air si sensuel..
Mes yeux sont mis clos, ma tête bascule, j'avais l'impression d'être la nuit précédente
Ma bouche est entre-ouverte ...
-------------ExTasE--------------
Le vendeur m'observe avec des yeux commerciaux : " Elle va l'acheter oui ou merde cette putain de pompe"
La société de consommation ne voit pas l'art de la beauté.
Je réouvre les yeux, esquisse un sourire sournois. Mon preféré.
Lui débite ces quelques mots qui le laisseront perplexe : " 1mn c'est court mais c'est déjà ça".
-------------PeRvErSiOn-------------
Ta main se ballade sur mon corps comme si tu cherchais à découvrir de quelle matière j'étais faite.
J'insufle ton odeur dans mes poumons, je pense à toi tout le temps...
Je t'aime, peut être un peu trop....
-------------"Où est tu?"-------------
Tu baignes dans ton sang
sur le lit où tu m'as fait connaitre mon premier orgasme
Wednesday, June 21, 2006
''Aujourd'hui maman est morte.''

''Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier. Je ne sais pas.''
Morte. Simplement morte. Baignée de rouge dans son lit en soie blanche.
Le lit de l’inceste qui m’a toujours terrifié.
Chaque filament de ce tissu blanc portait mes douleurs, mes peurs. J’ai toujours peur. Toujours. Son visage vieux et ridé tâche les murs de mes pensées. Je ne pensais qu’à elle. Je ne voyais qu’elle. Je ne pouvais faire autrement. C’était hors de ma portée. Je la haïssais.
L’amour d’une mère, eau d’une vie d’un enfant, elle m’en avait privé. Depuis la mort de papa, trois mois après ma naissance, elle l’avait substitué par quelque chose de trop vicieux pour porter son nom. Elle m’avait violé. Violé à l’âge de douze ans sans trace de pitié.
… C’était de la légitime défense…
-Je répondis au chef de police.
Comment voulez-vous que je lui pardonne, que je la laisse vivre et me tuer en même temps ? Mon âme est déchirée, mon cœur est brisé et la colère et la rage s’emparèrent de moi…
Elle a fait de moi, un simple rien, un être différent, invisible.
L’envie de la voir souffrir me rongeait l’esprit.
Chaque soirée passée avec elle, corps à corps, ventre à ventre me dégoûtait jusqu’à la nausée. En même temps, je me faisais violence, je devais être à la hauteur :
Je faisais durer ces va et vient écoeurants le plus longtemps possible.
Alors, les contorsions perverses de son visage me donnaient l’illusion qu’elle souffrait et je m’en délectais.
Je me rappelle encore ses cris de jouissance grinçants, qui jusqu’à maintenant, retentissent dans ma tête.
Une salade Romaine est composée de :
-10 tomates cerise rouges
-0.5 Kg de laitues vertes
-0.25 Kg de champignons frais.
Je coupais les légumes méticuleusement, bien propres.
Il fallait que ce soit parfait.
D’ailleurs, je savais qu’elle était dans le salon.
Elle me surveillait par la porte de la cuisine.
La fumée de sa cigarette dansait, s’élevant an fines volutes au-dessus d’elle.
J’entendais les grincements de son fauteuil à bascule et je pouvais distinguer sur le parquet l’ombre laide de son visage.
Le bruit du couteau ponctuait le silence envahissant, et les tic-tacs de la pendule – que j’avais achetée- augmentaient de volume.
Elle s’approcha de moi et m’enlaça par derrière. Ses longs ongles bien limés, peints en rouge, me griffaient le ventre.
Le bol de salade était prêt ; il ne manquait qu’une touche de crème fraîche.
Elle était très peu couverte : vêtue d’une simple nuisette blanche brodée de dentelles noires sur les bords.
Ses pantoufles roses étaient ornées de pompons, qui au moindre mouvement bougeaient. Elle était laidement coiffée, son bandeau argenté faisait le tour de son crâne, et ses cheveux marron tombaient sur ses épaules blanches et dénudées.
Son sourire marquait la forme de ses lèvres bien dessinées, et la lueur dans ses yeux noirs ne cessait de briller.
Elle me prit par la main et m’invita à rentrer dans sa chambre.
Le couteau.
Ma mère.
Ma mère.
Le couteau.
Le sang ruisselait de tous les côtés, et je continuais à enfoncer la lame du couteau d’un geste saccadé.
Sa peau se déchirait, et la plaie devenait de plus en plus profonde.
Elle était déjà morte. Mais je continuais.
Je déversais ma haine comme se déversait le sang de son corps déchiqueté.
*
*
*
J’étais heureux. Je souriais.
Alaa
Monday, June 19, 2006
Evasion

Par quoi commencer ? Tellement de choses à dire, un stylo qui fuit, une nouvelle journée finie et toujours ce même sentiment, ce manque, ce quelque chose qui ne cesse de hurler en moi, ce mot, cet inlassable mot qui n'est autre que celui de "liberté...
La plume ne cesse de glisser sur ce papier blanc encore innocent et qui est imprégné peu à peu par ce mal être que je ressens
Le métro, les gens inconnus à ma vie et qui pendant une seconde ne feront que lever un sourcil sur la personne que je suis, enfin celle qu'ils voient, pas celle qui s'exprime secrètement au plus profond de son être, qui vient de trouver le moyen d'éclater : celui d'écrire, tellement de pages à remplir sur cette impression que je ressens, ce besoin si intense de vivre pour moi, pour la personne la plus chère que j'ai perdu...
Une envie subite de m'enfuir de chez moi et courir, courir...remplir mes poumons de cet air pourris que je respire tous les jours, cet être qui s'éveille en moi à l'instant même où le dernier rayon de soleil a déclaré forfait...
Penchée sur ma feuille à me demander si ces pages ne sont pas ridicules, le coeur lourd au son de cette chanson qui me fait monter les larmes et me donne envie de tout abandonner..
Comment cela se fait-il qu'une mélodie puisse faire tourbillonner l'esprit d'une personne...
Je tourne, entends rires et pleurs puis j'aperçois des gens, cette personne là avec une clope au bec, si paradoxale, la joie de vivre qui possède son corps et qui tiens pourtant la mort à la main..
....life is so wonderful ...
"Comment on fait quand on a goûté au capable et qu'on ne peux plus s'en passer ?"
Laisse ton corps s'évader, laisse cette substance t'engloutir et ressens cette jubilation que seule certaine chose te procure et dont tu es la seule personne à connaître....
Laisse tes yeux se poser sur la chose que tu désires, soit reine de ton propre monde......
Liza
Wednesday, June 14, 2006
Schizophrenie personnalisée

La symphonie de mes journées est un échec.
L'irrémédiable bonheur.
L'ombre des mots- Voila ce qu'est le plaisir d'écrire. Ecrire sans vouloir écrire- s'écrire soi même et oublier les autres.
Les flammes de mon dos envahissent en douceur les ondes de mes cordes vocales.
Je n'ai plus de voix. Je cède la place à mon esprit décalé. Il écrit- crache des paroles sur un bout de papier.
Le papier s'évapore- il a subit de fortes précipitations de douleur- des troublants chocs d'angoisse- de soudaine crises des réalités- des vilains rêves euphoriques- des crachats de monstres fantastiques.
Spleen- Réaction incomplète entre le réel et l'artifice. Ils s'affrontent- combat quotidien.
Notes musicales. Fumée violette. Formes imaginaires. Eléphants roses.
-Puis. Rien. Noirceur. Obscurité. Un étouffement durable.
O vie misérable! Eloigne toi! Invite mon être à ne jamais s'arrêter! S'échapper de tes pierreuses chutes d'eaux! -
Le tapis roulant mène a l'infinie et mortelle fin -
Les vergetures de sa peau ridée peignent avec finesse le narcissisme de sa voix- Le vide de ses pensées- La cruauté de son coeur- La persistance de son âme.
-Injuste créature.
Une lumière sans poussière est économiquement victorieuse.
Pute-
Rose fluo- expliciter son Erotisme.
Mascara bleu gluant- exprimer sa Provocation.
Lèvres grosses rouges de sang- imposer ses Désirs.
Corps dénudé- se prouver une Indifférence.
Moustache vibrante.
Massage de nerfs - Verbale.
Les murs s'effondrent- je suis sauvée. Pas tout a fait.
Queue de chat- danse avec insistance, d'un air charnel- tourne en rond- Gracieuse chose-
Le feu prend place dans les ténèbreuses journées.
Chaleur extasiée par l'horreur ridicule. Visages pales- fades- sans vie. Des spectres vivants- marchants avec lassitude sur les quais de l'éternel Au revoir.
Je ne me suis plus.
J'ai perdu le contrôle.
C'est toujours moi. -Qui n'existe plus.
Au revoir voyageur des silencieuses paroles.
>>
Dévoilement de pleurs sucrés qui s’échappent de mon cachot.
Alaa




